Le dernier convoi

Le 15 août 1944 c’est le jour du Débarquement allié en Provence (opération Anvil). C’est aussi le jour ou les Allemands forment le dernier convoi massif de déportation de la région parisienne.
Plus de 2 200 déportés (hommes et femmes) arrêtés par mesure de répression prennent le chemin du Reich allemand.Ce convoi est certainement celui qui a emmené le plus grand nombre de déportés soit 546 femmes et 1654 hommes.
Sur 2200 déportés, 903 sont déclarés décédés en déportation, 143 sont disparus en déportation, pour 302 leur situation est inconnue, pour ces 302 déportés la part des étrangers est importante.
Car dans ce convoi il y a le cas particulier de 168 aviateurs alliés dont:
Le 10 août les cheminots parisiens entament une grève insurrectionnelle ce qui retarde le convoi qui était prévu pour le 12. Dans la nuit du 12 au 13, la Résistance détruit les installations de la gare de l’Est. Les allemands décident alors de former le convoi en gare de Pantin.Le matin du 15 août, les hommes arrivent, l’après-midi c’est le tour des femmes.
Ils viennent de plusieurs lieux d’internement de la région parisienne : prisons de Fresnes et du Cherche-Midi, du fort de Romainville et du camp de Compiègne. Il faut noter que les chauffeurs de bus parisiens refusent d’obéir. Le transport des femmes s’est déroulé sous la menace des fusils SS.
Informée, La Croix-Rouge se rend à la gare de Pantin. Elle distribue des colis contenant des rations alimentaires et obtient la libération de 36 personnes, des malades et des femmes enceintes. Le train part dans la soirée du 15 août.
Le pont sur la Marne à hauteur de Nanteuil-Saacy a été détruit par un bombardement le 8 août 1944. Le train s’arrête le 16 et les déportés rejoignent à pied la gare de Nanteuil-Saacy où un autre train les attend. Lors de ce changement les SS exécutent des déportés qui tentent de s’évader.
Le 17 août 1944, à Dormans la Résistance essaie, sans y parvenir, de stopper le convoi. Dans la nuit du 17 au 18 août, le train stationne à Bar-le-Duc. Le 19 août, le train arrive à Weimar.
Le matin du 20 août, les hommes rejoignent le camp de Buchenwald alors que les femmes continuent en direction de Ravensbrück.
A Buchenwald, ce convoi est connu pour être celui des ” 77 000 “, bien que les matricules commencent dans la série des « 76800 » et finissent à « 78500 ».
Plus de 750 ” häftling ” sont transférés le 3 Septembre à Dora, soit près d’un homme sur deux de ce transport. Le 6, au moins 560 sont envoyés à Ellrich. La mortalité sera très importante dans ce groupe, puisqu’au moins 70 % de ceux dirigés sur Dora et 82 % de ceux envoyés vers le Kommando d’Ellrich décèdent au cours de leur déportation. Ces décès représentent près des deux-tiers de ceux connus des hommes partis de Pantin.
A Pantin et à Nanteuil une commémoration le 16 Août perpétue le souvenir de ces hommes et de ces femmes.
Plaque Pantin
wagon Nanteuil Saacy
Des ouvrages sur ce transport
enregistrement témoignage de survivant
Ce train bien qu’il porte le nom de dernier convoi ne sera malheureusement pas le dernier. La région parisienne est libre mais pas la France.
Les hommes du convoi du 15 août 1944
Transport parti le 15 août 1944 de Pantin et arrivé le 20 août 1944 au KL Buchenwald.
Plus de 2 200 déportés (hommes et femmes) arrêtés par mesure de répression prennent le chemin du Reich allemand.Ce convoi est certainement celui qui a emmené le plus grand nombre de déportés soit 546 femmes et 1654 hommes.
Sur 2200 déportés, 903 sont déclarés décédés en déportation, 143 sont disparus en déportation, pour 302 leur situation est inconnue, pour ces 302 déportés la part des étrangers est importante.
Car dans ce convoi il y a le cas particulier de 168 aviateurs alliés dont:
- 83 des USA,
- 57 de Grande Bretagne
- 26 canadiens
Le 10 août les cheminots parisiens entament une grève insurrectionnelle ce qui retarde le convoi qui était prévu pour le 12. Dans la nuit du 12 au 13, la Résistance détruit les installations de la gare de l’Est. Les allemands décident alors de former le convoi en gare de Pantin.Le matin du 15 août, les hommes arrivent, l’après-midi c’est le tour des femmes.
Ils viennent de plusieurs lieux d’internement de la région parisienne : prisons de Fresnes et du Cherche-Midi, du fort de Romainville et du camp de Compiègne. Il faut noter que les chauffeurs de bus parisiens refusent d’obéir. Le transport des femmes s’est déroulé sous la menace des fusils SS.
Informée, La Croix-Rouge se rend à la gare de Pantin. Elle distribue des colis contenant des rations alimentaires et obtient la libération de 36 personnes, des malades et des femmes enceintes. Le train part dans la soirée du 15 août.
Le pont sur la Marne à hauteur de Nanteuil-Saacy a été détruit par un bombardement le 8 août 1944. Le train s’arrête le 16 et les déportés rejoignent à pied la gare de Nanteuil-Saacy où un autre train les attend. Lors de ce changement les SS exécutent des déportés qui tentent de s’évader.
Le 17 août 1944, à Dormans la Résistance essaie, sans y parvenir, de stopper le convoi. Dans la nuit du 17 au 18 août, le train stationne à Bar-le-Duc. Le 19 août, le train arrive à Weimar.
Le matin du 20 août, les hommes rejoignent le camp de Buchenwald alors que les femmes continuent en direction de Ravensbrück.
A Buchenwald, ce convoi est connu pour être celui des ” 77 000 “, bien que les matricules commencent dans la série des « 76800 » et finissent à « 78500 ».
Plus de 750 ” häftling ” sont transférés le 3 Septembre à Dora, soit près d’un homme sur deux de ce transport. Le 6, au moins 560 sont envoyés à Ellrich. La mortalité sera très importante dans ce groupe, puisqu’au moins 70 % de ceux dirigés sur Dora et 82 % de ceux envoyés vers le Kommando d’Ellrich décèdent au cours de leur déportation. Ces décès représentent près des deux-tiers de ceux connus des hommes partis de Pantin.
A Pantin et à Nanteuil une commémoration le 16 Août perpétue le souvenir de ces hommes et de ces femmes.
Plaque Pantin
wagon Nanteuil Saacy
Des ouvrages sur ce transport
- “Les antres de la bête – Fresnes-Buchenwald-Dachau”, Paris, 1947 de l’Abbé G. Henocque
- “Survie – Buchenwald-Dora-Ellrich-Oranienburg” E. Lafond-Masurel 1945
- “Visages dans la tourmente – 1939-1945” Paris 1946 de H. Mazeaud
- “Evasion 44” Paris 1949 de Y. Pagniez
- “Propos d’un bagnard à ses enfants” de R. Pouzet Paris 1946.
- “Les Cahiers de la Résistance Seine-et-Marnaise” (no 1, « Le Dernier Convoi
enregistrement témoignage de survivant
Ce train bien qu’il porte le nom de dernier convoi ne sera malheureusement pas le dernier. La région parisienne est libre mais pas la France.
Les hommes du convoi du 15 août 1944
Transport parti le 15 août 1944 de Pantin et arrivé le 20 août 1944 au KL Buchenwald.



Commentaires
Enregistrer un commentaire